{"id":1857,"date":"2023-01-13T06:37:27","date_gmt":"2023-01-13T06:37:27","guid":{"rendered":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1857"},"modified":"2023-01-13T06:37:27","modified_gmt":"2023-01-13T06:37:27","slug":"affaire-bertolotti-c-italie-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-4592-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1857","title":{"rendered":"AFFAIRE BERTOLOTTI c. ITALIE (Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme) 4592\/03"},"content":{"rendered":"<p>La requ\u00e9rante se plaint de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure civile et du fait qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de ses biens de fa\u00e7on arbitraire.<!--more--><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\">PREMI\u00c8RE SECTION<br \/>\n<strong>AFFAIRE BERTOLOTTI c. ITALIE<\/strong><br \/>\n<em>(Requ\u00eate no 4592\/03)<\/em><br \/>\nARRET<br \/>\nSTRASBOURG<br \/>\n12 janvier 2023<\/p>\n<p>Cet arr\u00eat est d\u00e9finitif. Il peut subir des retouches de forme.<\/p>\n<p><strong>En l\u2019affaire Bertolotti c. Italie,<\/strong><\/p>\n<p>La Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme (premi\u00e8re section), si\u00e9geant en un comit\u00e9 compos\u00e9 de\u00a0:<br \/>\nKrzysztof Wojtyczek, pr\u00e9sident,<br \/>\nIvana Jeli\u0107,<br \/>\nErik Wennerstr\u00f6m, juges,<br \/>\net de Viktoriya Maradudina, greffi\u00e8re adjointe de section f.f,<br \/>\nApr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 en chambre du conseil le 8 d\u00e9cembre 2022,<\/p>\n<p>Rend l\u2019arr\u00eat que voici, adopt\u00e9 \u00e0 cette date\u00a0:<\/p>\n<p><strong>PROC\u00c9DURE<\/strong><\/p>\n<p>1. \u00c0 l\u2019origine de l\u2019affaire se trouve une requ\u00eate dirig\u00e9e contre l\u2019Italie et dont la Cour a \u00e9t\u00e9 saisie en vertu de l\u2019article\u00a034 de la Convention de sauvegarde des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s fondamentales (\u00ab\u00a0la\u00a0Convention\u00a0\u00bb) le 21 janvier 2003.<\/p>\n<p>2. La requ\u00e9rante, Mme Mara Egle Bertolotti, est une ressortissante italienne n\u00e9e en 1946 et r\u00e9sidant \u00e0 Milan. Elle a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e devant la Cour par Me\u00a0P. Giovine, avocat exer\u00e7ant \u00e0 Reggio Calabria.<\/p>\n<p>3. Les griefs que la requ\u00e9rante tirait de l\u2019articles\u00a06 \u00a7 1 et l\u2019article 13 de la Convention et de l\u2019article 1 du Protocole no 1 ont \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9s au gouvernement italien (\u00ab\u00a0le Gouvernement\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p><strong>EN FAIT<\/strong><\/p>\n<p>4. Les pr\u00e9cisions pertinentes sur la pr\u00e9sente requ\u00eate figurent dans le tableau joint en annexe.<\/p>\n<p>5. \u00c0 la suite de la communication de la requ\u00eate, les parties ont inform\u00e9 la Cour que le 26 janvier 2022 la requ\u00e9rante avait conclu dans le cadre de la proc\u00e9dure interne un accord avec l\u2019autorit\u00e9 expropriante.<\/p>\n<p>6. L\u2019accord entra\u00eene, de la part de la requ\u00e9rante, l\u2019acceptation des sommes propos\u00e9es et la renonciation \u00e0 toute proc\u00e9dure concernant la part de ses cr\u00e9ances non couvertes par l\u2019accord en question.<\/p>\n<p>7. La requ\u00e9rante se plaint de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure civile et du fait qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de ses biens de fa\u00e7on arbitraire. Elle all\u00e8gue \u00e9galement la violation d\u2019autres dispositions de la Convention.<\/p>\n<p><strong>EN DROIT<\/strong><\/p>\n<p><strong>I. SUR LA VIOLATION ALL\u00c9GU\u00c9E DE L\u2019ARTICLE\u00a06 \u00a7 1 DE LA CONVENTION<\/strong><\/p>\n<p>8. La requ\u00e9rante all\u00e8gue principalement que la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure civile en question est incompatible avec l\u2019exigence du \u00ab\u00a0d\u00e9lai raisonnable\u00a0\u00bb. Ils invoquent l\u2019article 6 \u00a7 1 de la Convention, ainsi libell\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Toute personne a droit \u00e0 ce que sa cause soit entendue (&#8230;) dans un d\u00e9lai raisonnable, par un tribunal (&#8230;), qui d\u00e9cidera (&#8230;) des contestations sur ses droits et obligations de caract\u00e8re civil (&#8230;)\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>9. La Cour rappelle que la dur\u00e9e \u00ab\u00a0raisonnable\u00a0\u00bb d\u2019une proc\u00e9dure doit s\u2019appr\u00e9cier suivant les circonstances de la cause et \u00e0 l\u2019aide des crit\u00e8res suivants\u00a0: la complexit\u00e9 de l\u2019affaire, le comportement des requ\u00e9rants et celui des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes ainsi que l\u2019enjeu du litige pour les int\u00e9ress\u00e9s (Frydlender c.\u00a0France [GC], no\u00a030979\/96, \u00a7\u00a043, CEDH 2000\u2011VII).<\/p>\n<p>10. Dans l\u2019arr\u00eat de principe Cocchiarella c. Italie [GC], no\u00a064886\/01, CEDH 2006\u2011V, la Cour a conclu \u00e0 la violation de l\u2019article 6 \u00a7\u00a01 de la Convention en raison de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>11. Apr\u00e8s examen de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments qui lui ont \u00e9t\u00e9 soumis, la Cour ne d\u00e9c\u00e8le aucun fait ou argument propre \u00e0 justifier la dur\u00e9e globale de la proc\u00e9dure au niveau national. Compte tenu de sa jurisprudence en la mati\u00e8re, elle estime qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure litigieuse est excessive et ne r\u00e9pond pas \u00e0 l\u2019exigence du \u00ab d\u00e9lai raisonnable \u00bb.<\/p>\n<p>12. Il s\u2019ensuit que ce grief est recevable et r\u00e9v\u00e8le une violation de l\u2019article\u00a06 \u00a7 1 de la Convention.<\/p>\n<p><strong>II. SUR LES GRIEFS TIR\u00c9S DE l\u2019ARTICLE 13 DE LA CONVENTION ET l\u2019article 1 DU PROTOCOLE No 1<\/strong><\/p>\n<p>13. Invoquant l\u2019article 13 de la Convention et l\u2019article 1 du Protocole no\u00a01, la requ\u00e9rante se plaint d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de son terrain de fa\u00e7on arbitraire et d\u2019avoir obtenu une indemnit\u00e9 insuffisante.<\/p>\n<p>14. La Cour note que la requ\u00e9rante a accept\u00e9 une transaction qui a eu pour effet de satisfaire dans une grande mesure les revendications formul\u00e9es sous l\u2019angle de la Convention et a renonc\u00e9 \u00e0 toute autre proc\u00e9dure concernant la part de ses cr\u00e9ances non couvertes par l\u2019accord en question (voir, mutatis mutandis, Condominio Porta Rufina N. 48 di Benevento c. Italie (d\u00e9c.), no\u00a07528\/05, \u00a7 19, 7 janvier 2014, et Gruppo Cosiac S.p.a. et Sestito Antonio &amp;\u00a0C. S.a.s. c. Italie (d\u00e9c.) [comit\u00e9], nos 26363\/14 et 53725\/15, 25\u00a0novembre 2021).<\/p>\n<p>15. \u00c0 la lumi\u00e8re de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la Cour consid\u00e8re que, pour cette partie de la requ\u00eate, le litige a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu au sens de l\u2019article 37 \u00a7 1 b) de la Convention. Par ailleurs, aucun motif particulier touchant au respect des droits de l\u2019homme garantis par la Convention et ses protocoles n\u2019exige la poursuite de l\u2019examen des requ\u00eates en vertu de l\u2019article 37 \u00a7 1 in fine.<\/p>\n<p><strong>III. SUR LES AUTRES GRIEFS<\/strong><\/p>\n<p>16. La requ\u00e9rante se plaint sous l\u2019angle de l\u2019article 6 \u00a7 1 de la Convention de l\u2019application de la loi no\u00a0662 de 1996 en cours de proc\u00e9dure. En outre, invoquant l\u2019article 13 de la Convention, elle soutient de n\u2019avoir pas dispos\u00e9 de voies de recours internes effectives afin de faire valoir la violation de l\u2019article\u00a06 \u00a7 1 concernant la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>17. La Cour a examin\u00e9 la requ\u00eate, au vu de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments en sa possession, et pour autant que les faits litigieux rel\u00e8vent de sa comp\u00e9tence, que ces griefs soit ne remplissent pas les crit\u00e8res de recevabilit\u00e9 \u00e9nonc\u00e9s aux articles\u00a034 et 35 de la Convention, soit ne r\u00e9v\u00e8lent aucune apparence de violation des droits et libert\u00e9s consacr\u00e9s par la Convention ou ses Protocoles.<\/p>\n<p>18. Il s\u2019ensuit que cette partie de la requ\u00eate doit \u00eatre rejet\u00e9e en application de l\u2019article 35 \u00a7 4 de la Convention.<\/p>\n<p><strong>IV. SUR L\u2019APPLICATION DE L\u2019ARTICLE\u00a041 DE LA CONVENTION<\/strong><\/p>\n<p>19. Aux termes de l\u2019article\u00a041 de la Convention,<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si la Cour d\u00e9clare qu\u2019il y a eu violation de la Convention ou de ses Protocoles, et si le droit interne de la Haute Partie contractante ne permet d\u2019effacer qu\u2019imparfaitement les cons\u00e9quences de cette violation, la Cour accorde \u00e0 la partie l\u00e9s\u00e9e, s\u2019il y a lieu, une satisfaction \u00e9quitable.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>20. Eu \u00e9gard aux documents en sa possession et \u00e0 sa jurisprudence (Cocchiarella c. Italie [GC], no 64886\/01, CEDH 2006\u2011V), la Cour estime raisonnable d\u2019allouer les sommes indiqu\u00e9es dans le tableau joint en annexe.<\/p>\n<p><strong>PAR CES MOTIFS, LA COUR, \u00c0 L\u2019UNANIMIT\u00c9,<\/strong><\/p>\n<p>1. D\u00e9cide de rayer la requ\u00eate du r\u00f4le en ce qui concerne le grief tir\u00e9 de l\u2019article 13 de la Convention et l\u2019article 1 du Protocole no\u00a01\u00a0;<\/p>\n<p>2. D\u00e9clare la requ\u00eate recevable quant au grief concernant la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure civile et irrecevable pour le surplus\u00a0;<\/p>\n<p>3. Dit qu\u2019il y a eu violation de l\u2019article 6 \u00a7 1 de la Convention en raison de la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure\u00a0;<\/p>\n<p>4. Dit<\/p>\n<p>a) que l\u2019\u00c9tat d\u00e9fendeur doit verser \u00e0 la requ\u00e9rante, dans les trois mois, les sommes indiqu\u00e9es dans le tableau joint en annexe;<\/p>\n<p>b) qu\u2019\u00e0 compter de l\u2019expiration dudit d\u00e9lai et jusqu\u2019au versement, ces montants seront \u00e0 majorer d\u2019un int\u00e9r\u00eat simple \u00e0 un taux \u00e9gal \u00e0 celui de la facilit\u00e9 de pr\u00eat marginal de la Banque centrale europ\u00e9enne applicable pendant cette p\u00e9riode, augment\u00e9 de trois points de pourcentage.<\/p>\n<p>Fait en fran\u00e7ais, puis communiqu\u00e9 par \u00e9crit le 12 janvier 2023, en application de l\u2019article\u00a077\u00a0\u00a7\u00a7\u00a02 et\u00a03 du r\u00e8glement.<\/p>\n<p>Viktoriya Maradudina \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Krzysztof Wojtyczek<br \/>\nGreffi\u00e8re adjointe f.f. \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Pr\u00e9sident<\/p>\n<p>___________<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>ANNEXE<\/strong><br \/>\nRequ\u00eate concernant des griefs tir\u00e9s de l\u2019article\u00a06 \u00a7 1 de la Convention<br \/>\n(dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure civile)<\/p>\n<table width=\"1169\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"128\"><strong>Num\u00e9ro et date d\u2019introduction de la requ\u00eate<\/strong><\/td>\n<td width=\"120\"><strong>Nom du requ\u00e9rant et ann\u00e9e de naissance<\/strong><\/td>\n<td width=\"106\"><strong>Nom et ville du repr\u00e9sentant<\/strong><\/td>\n<td width=\"95\"><strong>D\u00e9but de la proc\u00e9dure<\/strong><\/td>\n<td width=\"83\"><strong>Fin de la proc\u00e9dure<\/strong><\/td>\n<td width=\"119\"><strong>Dur\u00e9e totale<\/strong><br \/>\n<strong>Nombre de degr\u00e9s de juridiction<\/strong><\/td>\n<td width=\"316\"><strong>\u00a0Juridiction interne \/ num\u00e9ro de dossier<\/strong><br \/>\n<strong>Indemnisation octroy\u00e9e au niveau interne<\/strong><br \/>\n<strong>(en euros)<\/strong><\/td>\n<td width=\"85\"><strong>Montant allou\u00e9 pour dommage<\/strong><br \/>\n<strong>(en euros)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><\/strong><\/td>\n<td width=\"118\"><strong>Montant allou\u00e9 pour frais et d\u00e9pens<\/strong><br \/>\n<strong>(en euros)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"128\">4592\/03<br \/>\n21\/01\/2003<\/td>\n<td width=\"120\"><strong>Mara Egle BERTOLOTTI<\/strong><br \/>\n1946<\/td>\n<td width=\"106\">Giovine Pietro<br \/>\nReggio Calabria<\/td>\n<td width=\"95\">24\/01\/1970<\/td>\n<td width=\"83\">15\/09\/2011<\/td>\n<td width=\"119\">41 ans 7 mois et 23 jours<br \/>\n2 niveau de juridiction<\/td>\n<td width=\"316\">Cour d\u2019appel de Catanzaro R.G. 1\/2001<br \/>\n(quant \u00e0 la p\u00e9riode de la proc\u00e9dure principale<br \/>\ndu 24 janvier 1970 au 12 juin 2001)<br \/>\n4 183,30 EUR \u00e0 titre de dommage moral et<br \/>\n776,75 pour frais et d\u00e9pens<br \/>\nCour d\u2019appel de Catanzaro R.G. 1312\/2011<br \/>\n(quant \u00e0 la p\u00e9riode de la proc\u00e9dure principale du<br \/>\n13 juin 2001 au 1 mars 2011)<br \/>\n7 250 EUR \u00e0 titre de dommage moral et<br \/>\n600 EUR pour frais et d\u00e9pens<\/td>\n<td width=\"85\">700<\/td>\n<td width=\"118\">1 000<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Plus tout montant pouvant \u00eatre d\u00fb \u00e0 titre d&rsquo;imp\u00f4t par la partie requ\u00e9rante.<br \/>\n<a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Plus tout montant pouvant \u00eatre d\u00fb \u00e0 titre d&rsquo;imp\u00f4t par la partie requ\u00e9rante.<\/p>\n<div class=\"social-share-buttons\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1857\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a><a href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1857&text=AFFAIRE+BERTOLOTTI+c.+ITALIE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+4592%2F03\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Twitter<\/a><a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/shareArticle?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1857&title=AFFAIRE+BERTOLOTTI+c.+ITALIE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+4592%2F03\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">LinkedIn<\/a><a href=\"https:\/\/pinterest.com\/pin\/create\/button\/?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1857&description=AFFAIRE+BERTOLOTTI+c.+ITALIE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+4592%2F03\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pinterest<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La requ\u00e9rante se plaint de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure civile et du fait qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de ses biens de fa\u00e7on arbitraire. 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