{"id":1636,"date":"2022-07-07T14:23:57","date_gmt":"2022-07-07T14:23:57","guid":{"rendered":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636"},"modified":"2022-07-07T14:23:57","modified_gmt":"2022-07-07T14:23:57","slug":"affaire-syrras-c-grece-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-3068-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636","title":{"rendered":"AFFAIRE SYRRAS c. GR\u00c8CE (Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme) 3068\/14"},"content":{"rendered":"<p>La requ\u00eate concerne l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 1979\/2013 du tribunal administratif d\u2019Ath\u00e8nes, publi\u00e9 le 26 juin 2013. Cet arr\u00eat annula le refus tacite de la Chambre technique de Gr\u00e8ce (\u03a4\u03b5\u03c7\u03bd\u03b9\u03ba\u03cc \u0395\u03c0\u03b9\u03bc\u03b5\u03bb\u03b7\u03c4\u03ae\u03c1\u03b9\u03bf \u0395\u03bb\u03bb\u03ac\u03b4\u03bf\u03c2) d\u2019inscrire le requ\u00e9rant dans ses registres.<!--more--><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\">PREMI\u00c8RE SECTION<br \/>\n<strong>AFFAIRE SYRRAS c. GR\u00c8CE<\/strong><br \/>\n<em>(Requ\u00eate no 3068\/14)<\/em><br \/>\nARR\u00caT<br \/>\nSTRASBOURG<br \/>\n7 juillet 2022<\/p>\n<p>Cet arr\u00eat est d\u00e9finitif. Il peut subir des retouches de forme.<\/p>\n<p><strong>En l\u2019affaire Syrras c. Gr\u00e8ce,<\/strong><\/p>\n<p>La Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme (premi\u00e8re section), si\u00e9geant en un comit\u00e9 compos\u00e9 de\u00a0:<\/p>\n<p>Krzysztof Wojtyczek, pr\u00e9sident,<br \/>\nErik Wennerstr\u00f6m,<br \/>\nIoannis Ktistakis, juges,<br \/>\net de Liv Tigerstedt, greffi\u00e8re adjointe de section,<\/p>\n<p>Vu\u00a0:<\/p>\n<p>la requ\u00eate (no\u00a03068\/14) contre la R\u00e9publique hell\u00e9nique et dont un ressortissant grec et britannique, M. Zafiris Syrras (\u00ab\u00a0le requ\u00e9rant\u00a0\u00bb), n\u00e9 en 1975 et r\u00e9sidant \u00e0 Londres, repr\u00e9sent\u00e9 par Me\u00a0D. Alexopoulos et Me\u00a0K.\u00a0Alexopoulou, avocats \u00e0 Ath\u00e8nes, a saisi la Cour le 22 d\u00e9cembre 2013 en vertu de l\u2019article\u00a034 de la Convention de sauvegarde des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s fondamentales (\u00ab\u00a0la Convention\u00a0\u00bb),<\/p>\n<p>la d\u00e9cision de porter la requ\u00eate \u00e0 la connaissance du gouvernement grec (\u00ab\u00a0le Gouvernement\u00a0\u00bb), repr\u00e9sent\u00e9 par la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de son agent, Mme\u00a0S.\u00a0Papaioannou, assesseure aupr\u00e8s du Conseil Juridique de l\u2019\u00c9tat,<\/p>\n<p>la d\u00e9cision du gouvernement britannique de ne pas user de son droit d\u2019intervenir dans la proc\u00e9dure (article\u00a036 \u00a7\u00a01 de la Convention),<\/p>\n<p>les observations des parties,<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 en chambre du conseil le 14 juin 2022,<\/p>\n<p>Rend l\u2019arr\u00eat que voici, adopt\u00e9 \u00e0 cette date\u00a0:<\/p>\n<p><strong>OBJET DE L\u2019AFFAIRE<\/strong><\/p>\n<p>1. La requ\u00eate concerne l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 1979\/2013 du tribunal administratif d\u2019Ath\u00e8nes, publi\u00e9 le 26 juin 2013. Cet arr\u00eat annula le refus tacite de la Chambre technique de Gr\u00e8ce (\u03a4\u03b5\u03c7\u03bd\u03b9\u03ba\u03cc \u0395\u03c0\u03b9\u03bc\u03b5\u03bb\u03b7\u03c4\u03ae\u03c1\u03b9\u03bf \u0395\u03bb\u03bb\u03ac\u03b4\u03bf\u03c2) d\u2019inscrire le requ\u00e9rant dans ses registres.<\/p>\n<p>2. En particulier, le 30 octobre 2009, le requ\u00e9rant, ing\u00e9nieur en construction navale domicili\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9poque des faits, au Royaume-Uni, introduisit une demande devant le minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation en demandant la reconnaissance de ses qualifications professionnelles, acquis au<br \/>\nRoyaume-Uni.<\/p>\n<p>3. Le 10 d\u00e9cembre 2010, le minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation accepta la demande. Le requ\u00e9rant demanda alors l\u2019inscription aux registres de la Chambre technique de Gr\u00e8ce, mais n\u2019a pas re\u00e7u de r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>4. Le 6 mai 2011, le requ\u00e9rant introduisit un recours en annulation devant la cour administrative d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes (\u00ab\u00a0la cour d\u2019appel\u00a0\u00bb) contre le refus tacite de la Chambre technique de Gr\u00e8ce de l\u2019inscrire dans ses registres.<\/p>\n<p>5. Le 26 juin 2013, la cour d\u2019appel donna gain de cause au requ\u00e9rant (l\u2019arr\u00eat no\u00a01979\/2013).<\/p>\n<p>6. Entre-temps, le 17 mars 2011, la Chambre technique de Gr\u00e8ce introduisit un recours devant le Conseil d\u2019\u00c9tat contre la d\u00e9cision du 10\u00a0d\u00e9cembre 2010 du minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation. Ce recours fut renvoy\u00e9 devant la cour d\u2019appel.<\/p>\n<p>7. Le 30 avril 2014, par sa d\u00e9cision no 9\/2014, le comit\u00e9 en charge du contr\u00f4le de la bonne ex\u00e9cution par l\u2019administration des arr\u00eats des juridictions administratives (\u00ab\u00a0le comit\u00e9 des trois juges\u00a0\u00bb) de la cour administrative d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes d\u00e9cida de suspendre l\u2019examen de la conformit\u00e9 de l\u2019administration \u00e0 l\u2019arr\u00eat no 1979\/2013 du tribunal administratif d\u2019Ath\u00e8nes jusqu\u2019\u00e0 ce que le Conseil d\u2019\u00c9tat statue sur la demande du 17 mars 2011 du Chambre technique de Gr\u00e8ce.<\/p>\n<p>8. Le 17 f\u00e9vrier 2017, la cour d\u2019appel examina le recours du 17 mars 2011 de la Chambre technique de Gr\u00e8ce et le rejeta (arr\u00eat no 455\/2017).<\/p>\n<p>9. Le 28 novembre 2017, par la d\u00e9cision no 2952\/2017 du comit\u00e9 des trois juges, le refus de l\u2019administration de se conformer \u00e0 l\u2019arr\u00eat no\u00a01979\/2013 fut reconnu. L\u2019administration fut invit\u00e9e de se conformer \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause dans un d\u00e9lai de trois mois.<\/p>\n<p>10. Le 14 f\u00e9vrier 2018, la Chambre technique de Gr\u00e8ce d\u00e9cida d\u2019inscrire le requ\u00e9rant dans ses registres.<\/p>\n<p>11. Le 20 juin 2018, le comit\u00e9 des trois juges constata que l\u2019administration s\u2019\u00e9tait conform\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause (d\u00e9cision no 1527\/2018).<\/p>\n<p>12. Le requ\u00e9rant se plaint d\u2019une violation des articles 6, 8, 10, 13 et 14 de la Convention en raison de l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 1979\/2013 ainsi que de l\u2019absence d\u2019un recours effectif \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p><strong>APPR\u00c9CIATION DE LA COUR<\/strong><\/p>\n<p><strong>I. SUR LA VIOLATION ALL\u00c9GU\u00c9E DE L\u2019ARTICLE 6 DE LA CONVENTION<\/strong><\/p>\n<p>13. La Cour rappelle qu\u2019elle est ma\u00eetresse\u00a0de la qualification juridique des faits en cause (Radomilja et autres c. Croatie [GC], nos 37685\/10 et 22768\/12, \u00a7\u00a0126, 20 mars 2018). Elle estime qu\u2019il y a lieu d\u2019examiner les all\u00e9gations du requ\u00e9rant principalement sous l\u2019angle de l\u2019article 6 de la Convention.<\/p>\n<p>14. En premier lieu, le Gouvernement plaide que le requ\u00e9rant n\u2019a pas la qualit\u00e9 de victime car l\u2019administration s\u2019est conform\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause.<\/p>\n<p>15. En second lieu, le Gouvernement argue que le requ\u00e9rant n\u2019a pas \u00e9puis\u00e9 les voies de recours internes car il n\u2019a pas introduit d\u2019action en dommages-int\u00e9r\u00eats conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 105 de la loi d\u2019accompagnement du code civil devant les juridictions administratives.<\/p>\n<p>16. Le requ\u00e9rant ne se prononce pas sur ces points.<\/p>\n<p>17. Quant \u00e0 la qualit\u00e9 de victime du requ\u00e9rant, la Cour rappelle qu\u2019\u00ab\u00a0une d\u00e9cision ou une mesure favorable au requ\u00e9rant ne suffit en principe \u00e0 lui retirer la qualit\u00e9 de \u2018victime\u2019 que si les autorit\u00e9s nationales ont reconnu, explicitement ou en substance, puis r\u00e9par\u00e9 la violation de la Convention\u00a0\u00bb (Amuur c. France, arr\u00eat du 25 juin 1996, Recueil des arr\u00eats et d\u00e9cisions 1996\u2013III, p. 846, \u00a7 36), ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Elle rejette donc l\u2019exception du Gouvernement \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>18. La Cour rappelle en outre que l\u2019action en dommages-int\u00e9r\u00eats conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 105 de la loi d\u2019accompagnement du code civil a un caract\u00e8re indemnitaire et n\u2019est pas de nature \u00e0 entra\u00eener avec certitude l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une d\u00e9cision de justice.<\/p>\n<p>19. La Cour rejette par cons\u00e9quent les exceptions du Gouvernement.<\/p>\n<p>20. Constatant que ce grief n\u2019est pas manifestement mal fond\u00e9 ni irrecevable pour un autre motif vis\u00e9 \u00e0 l\u2019article 35 de la Convention, la Cour le d\u00e9clare recevable.<\/p>\n<p>21. Le requ\u00e9rant soutient qu\u2019il y a eu en l\u2019esp\u00e8ce violation de l\u2019article\u00a06 de la Convention. Il plaide que la Chambre technique de Gr\u00e8ce avait l\u2019obligation de se conformer suite \u00e0 la publication de l\u2019arr\u00eat no\u00a01979\/2013 et ne pas attendre la d\u00e9cision des juridictions administratives sur le recours d\u00e9pos\u00e9 par elle, le 17 mars 2011.<\/p>\n<p>22. Le Gouvernement soutient qu\u2019il n\u2019y a pas eu violation de l\u2019article\u00a06 de la Convention car l\u2019administration s\u2019est conform\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause. Il\u00a0ajoute que l\u2019inscription du requ\u00e9rant en f\u00e9vrier 2018 \u00e9tait justifi\u00e9e, en raison du fait que la Chambre technique de Gr\u00e8ce attendait la d\u00e9cision des juridictions administratives sur le recours d\u00e9pos\u00e9 par elle, le 17 mars 2011 et que m\u00eame le comit\u00e9 des trois juges avait suspendu l\u2019examen de l\u2019affaire. Il\u00a0plaide en outre que la Chambre technique s\u2019est conform\u00e9 imm\u00e9diatement apr\u00e8s la publication de l\u2019arr\u00eat no 455\/2017 de la cour d\u2019appel.<\/p>\n<p>23. Les principes g\u00e9n\u00e9raux concernant l\u2019inex\u00e9cution ou l\u2019ex\u00e9cution tardive des arr\u00eats des juridictions internes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9s dans les arr\u00eats Bousiou c.\u00a0Gr\u00e8ce, no 21455\/10, \u00a7\u00a7 33-35, 24 octobre 2013, et Vasiliadou c.\u00a0Gr\u00e8ce, no\u00a032884\/09, \u00a7\u00a7 33-37, 6 avril 2017.<\/p>\n<p>24. La Cour note que l\u2019administration n\u2019a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019arr\u00eat no 1979\/2013 de la cour d\u2019appel que le 14 f\u00e9vrier 2018. Ce retard pourrait partiellement s\u2019expliquer, comme le comit\u00e9 des trois membres l\u2019a consid\u00e9r\u00e9 dans sa d\u00e9cision no 9\/2014, par le fait que la Chambre technique de Gr\u00e8ce attendait une d\u00e9cision sur le recours d\u00e9pos\u00e9e par elle. En effet, l\u2019arr\u00eat\u00a0no\u00a0455\/2017 n\u2019a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 que le 17 f\u00e9vrier 2017. Or, rien n\u2019explique pourquoi la Chambre technique de Gr\u00e8ce s\u2019est conform\u00e9 \u00e0 l\u2019arr\u00eat\u00a0no\u00a01979\/2013 le 14 f\u00e9vrier 2018, soit un an apr\u00e8s la publication de l\u2019arr\u00eat no\u00a0455\/2017. Il appara\u00eet donc que l\u2019administration a omis de se conformer dans un d\u00e9lai raisonnable \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause.<\/p>\n<p>25. Partant, il y a eu violation de l\u2019article 6 de la Convention.<\/p>\n<p><strong>II. SUR LES AUTRES VIOLATIONS ALL\u00c9GU\u00c9ES AU SUJET DESQUELLES IL EXISTE UNE JURISPRUDENCE BIEN \u00c9TABLIE<\/strong><\/p>\n<p>26. Le requ\u00e9rant a formul\u00e9 un grief tir\u00e9 de l\u2019article 13 de la Convention qui soul\u00e8ve lui aussi des questions sur le terrain de la Convention, selon la jurisprudence bien \u00e9tablie de la Cour. Constatant que ce grief n\u2019est pas manifestement mal fond\u00e9 au sens de l\u2019article 35 \u00a7 3 a) de la Convention et qu\u2019il ne se heurte \u00e0 aucun autre motif d\u2019irrecevabilit\u00e9, la Cour le d\u00e9clare recevable. Apr\u00e8s examen de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments en sa possession, elle conclut qu\u2019il fait \u00e9galement appara\u00eetre une violation de l\u2019article 13 de la Convention, eu \u00e9gard \u00e0 ses constats dans Kanellopoulos c. Gr\u00e8ce, no\u00a011325\/06, \u00a7 33, 21 f\u00e9vrier 2008, et Panagiotis Gikas et Georgios Gikas c.\u00a0Gr\u00e8ce, no 26914\/07, \u00a7 44, 2 avril 2009.<\/p>\n<p><strong>APPLICATION DE L\u2019ARTICLE 41 DE LA CONVENTION<\/strong><\/p>\n<p>27. Le requ\u00e9rant demande 3 000 euros (EUR) au titre du dommage moral qu\u2019il estime avoir subi. Il ne demande pas de somme au titre des frais et d\u00e9pens.<\/p>\n<p>28. Le Gouvernement s\u2019oppose \u00e0 cette th\u00e8se.<\/p>\n<p>29. La Cour octroie au requ\u00e9rant 1 000 EUR pour dommage moral, plus tout montant pouvant \u00eatre d\u00fb sur cette somme \u00e0 titre d\u2019imp\u00f4t.<\/p>\n<p><strong>PAR CES MOTIFS, LA COUR, \u00c0 L\u2019UNANIMIT\u00c9,<\/strong><\/p>\n<p>1. D\u00e9clare la requ\u00eate recevable\u00a0;<\/p>\n<p>2. Dit qu\u2019il y a eu violation de l\u2019article 6 de la Convention\u00a0;<\/p>\n<p>3. Dit qu\u2019il y a eu violation de l\u2019article 13 de la Convention\u00a0;<\/p>\n<p>4. Dit,<\/p>\n<p>a) que l\u2019\u00c9tat d\u00e9fendeur doit verser au requ\u00e9rant, dans un d\u00e9lai de trois mois, 1\u00a0000 EUR (mille euros), plus tout montant pouvant \u00eatre d\u00fb sur cette somme \u00e0 titre d\u2019imp\u00f4t, pour dommage moral\u00a0;<\/p>\n<p>b) qu\u2019\u00e0 compter de l\u2019expiration dudit d\u00e9lai et jusqu\u2019au versement, ce montant sera \u00e0 majorer d\u2019un int\u00e9r\u00eat simple \u00e0 un taux \u00e9gal \u00e0 celui de la facilit\u00e9 de pr\u00eat marginal de la Banque centrale europ\u00e9enne applicable pendant cette p\u00e9riode, augment\u00e9 de trois points de pourcentage\u00a0;<\/p>\n<p>5. Rejette le surplus de la demande de satisfaction \u00e9quitable.<\/p>\n<p>Fait en fran\u00e7ais, puis communiqu\u00e9 par \u00e9crit le 7 juillet 2022, en application de l\u2019article\u00a077\u00a0\u00a7\u00a7\u00a02 et\u00a03 du r\u00e8glement.<\/p>\n<p>Liv Tigerstedt \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Krzysztof Wojtyczek<br \/>\nGreffi\u00e8re adjointe \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Pr\u00e9sident<\/p>\n<div class=\"social-share-buttons\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a><a href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636&text=AFFAIRE+SYRRAS+c.+GR%C3%88CE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+3068%2F14\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Twitter<\/a><a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/shareArticle?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636&title=AFFAIRE+SYRRAS+c.+GR%C3%88CE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+3068%2F14\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">LinkedIn<\/a><a href=\"https:\/\/pinterest.com\/pin\/create\/button\/?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636&description=AFFAIRE+SYRRAS+c.+GR%C3%88CE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+3068%2F14\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pinterest<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La requ\u00eate concerne l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 1979\/2013 du tribunal administratif d\u2019Ath\u00e8nes, publi\u00e9 le 26 juin 2013. Cet arr\u00eat annula le refus tacite de la Chambre technique de Gr\u00e8ce (\u03a4\u03b5\u03c7\u03bd\u03b9\u03ba\u03cc \u0395\u03c0\u03b9\u03bc\u03b5\u03bb\u03b7\u03c4\u03ae\u03c1\u03b9\u03bf \u0395\u03bb\u03bb\u03ac\u03b4\u03bf\u03c2) d\u2019inscrire le requ\u00e9rant dans ses registres. FacebookTwitterLinkedInPinterest<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1636\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1636","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme"],"modified_by":"loisdumonde","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1636","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1636"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1636\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1637,"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1636\/revisions\/1637"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1636"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1636"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/loisdumonde.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1636"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}