{"id":1529,"date":"2022-06-02T11:14:08","date_gmt":"2022-06-02T11:14:08","guid":{"rendered":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1529"},"modified":"2022-06-02T11:14:08","modified_gmt":"2022-06-02T11:14:08","slug":"affaire-mastrogiannis-c-grece-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-34151-13","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1529","title":{"rendered":"AFFAIRE MASTROGIANNIS c. GR\u00c8CE (Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme) 34151\/13"},"content":{"rendered":"<p>La requ\u00eate concerne l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 2346\/2012 de la cour d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes, publi\u00e9 le 30 novembre 2012. Cet arr\u00eat annula une d\u00e9cision de l\u2019administration de ne pas nommer le requ\u00e9rant<!--more--> \u00e0 un poste du service public \u00e0 la place d\u2019un autre candidat, A.A., et renvoya l\u2019affaire \u00e0 l\u2019administration.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\">PREMI\u00c8RE SECTION<br \/>\n<strong>AFFAIRE MASTROGIANNIS c. GR\u00c8CE<\/strong><br \/>\n<em>(Requ\u00eate no 34151\/13)<\/em><br \/>\nARR\u00caT<br \/>\nSTRASBOURG<br \/>\n2 juin 2022<\/p>\n<p>Cet arr\u00eat est d\u00e9finitif. Il peut subir des retouches de forme.<\/p>\n<p><strong>En l\u2019affaire Mastrogiannis c. Gr\u00e8ce,<\/strong><\/p>\n<p>La Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme (premi\u00e8re section), si\u00e9geant en un comit\u00e9 compos\u00e9 de\u00a0:<br \/>\nKrzysztof Wojtyczek, pr\u00e9sident,<br \/>\nErik Wennerstr\u00f6m,<br \/>\nIoannis Ktistakis, juges,<br \/>\net de Liv Tigerstedt, greffi\u00e8re adjointe de section,<\/p>\n<p>Vu\u00a0:<\/p>\n<p>la requ\u00eate (no\u00a034151\/13) contre la R\u00e9publique hell\u00e9nique et dont un ressortissant de cet \u00c9tat, M. Georgios Mastrogiannis (\u00ab\u00a0le requ\u00e9rant\u00a0\u00bb), n\u00e9 en 1975 et r\u00e9sidant \u00e0 Ath\u00e8nes, repr\u00e9sent\u00e9 au moment de l\u2019introduction de la requ\u00eate par Me\u00a0P. Miliarakis, avocat \u00e0 Ath\u00e8nes, a saisi la Cour le 15 mai 2013 en vertu de l\u2019article\u00a034 de la Convention de sauvegarde des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s fondamentales (\u00ab\u00a0la Convention\u00a0\u00bb),<\/p>\n<p>la d\u00e9cision de porter \u00e0 la connaissance du gouvernement grec (\u00ab\u00a0le Gouvernement\u00a0\u00bb), repr\u00e9sent\u00e9 par la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de son agent, A.\u00a0Dimitrakopoulou, assesseure aupr\u00e8s du Conseil Juridique de l\u2019\u00c9tat, les griefs concernant les articles 6 et 13 de la Convention et de d\u00e9clarer irrecevable la requ\u00eate pour le surplus,<\/p>\n<p>les observations des parties,<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 en chambre du conseil le 10 mai 2022,<\/p>\n<p>Rend l\u2019arr\u00eat que voici, adopt\u00e9 \u00e0 cette date\u00a0:<\/p>\n<p><strong>OBJET DE L\u2019AFFAIRE<\/strong><\/p>\n<p>1. La requ\u00eate concerne l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 2346\/2012 de la cour d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes, publi\u00e9 le 30 novembre 2012. Cet arr\u00eat annula une d\u00e9cision de l\u2019administration de ne pas nommer le requ\u00e9rant \u00e0 un poste du service public \u00e0 la place d\u2019un autre candidat, A.A., et renvoya l\u2019affaire \u00e0 l\u2019administration.<\/p>\n<p>2. A.A., ainsi que l\u2019\u00c9tat, introduisirent des appels contre l\u2019arr\u00eat en cause.<\/p>\n<p>3. Le 6 avril 2017, le Conseil d\u2019\u00c9tat d\u00e9clara les appels irrecevables au motif que l\u2019arr\u00eat no 2346\/2012 n\u2019\u00e9tait pas susceptible de recours (arr\u00eats nos\u00a01047\/2017 et 1048\/2017).<\/p>\n<p>4. Le 24 juillet 2017, le requ\u00e9rant fut nomm\u00e9 au poste (d\u00e9cision no\u00a03\/2017).<\/p>\n<p>5. Le requ\u00e9rant se plaint d\u2019une violation des articles 6 et 13 de la Convention en raison de l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 2346\/2012 ainsi que de l\u2019absence d\u2019un recours effectif \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p><strong>L\u2019APPR\u00c9CIATION DE LA COUR<\/strong><\/p>\n<p><strong>I. SUR LA VIOLATION ALL\u00c9GU\u00c9E DE L\u2019ARTICLE 6 DE LA CONVENTION<\/strong><\/p>\n<p>6. En premier lieu, le Gouvernement plaide que ce grief est irrecevable ratione materiae, car l\u2019affaire ne concerne pas une contestation sur les droits et obligations du requ\u00e9rant de caract\u00e8re civil mais le recrutement du requ\u00e9rant dans le service public.<\/p>\n<p>7. En deuxi\u00e8me lieu, le Gouvernement plaide que le requ\u00e9rant n\u2019a pas la qualit\u00e9 de victime et qu\u2019au moment de l\u2019introduction de la requ\u00eate il n\u2019y avait aucun retard de l\u2019administration de se conformer \u00e0 l\u2019arr\u00eat no\u00a02346\/2012 de la cour d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes. Il ajoute qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, l\u2019administration s\u2019est finalement conform\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause.<\/p>\n<p>8. En troisi\u00e8me lieu, le Gouvernement argue que le requ\u00e9rant n\u2019a pas \u00e9puis\u00e9 les voies de recours internes car il aurait introduit sa requ\u00eate avant que l\u2019affaire soit examin\u00e9e par le Conseil d\u2019\u00c9tat et, en plus, il n\u2019aurait pas introduit de demande devant le comit\u00e9 de trois juges en charge du contr\u00f4le de la bonne ex\u00e9cution par l\u2019administration des arr\u00eats des juridictions administratives (\u00ab\u00a0le comit\u00e9 de trois juges\u00a0\u00bb). Le Gouvernement ajoute que le requ\u00e9rant n\u2019a pas introduit d\u2019action en dommages-int\u00e9r\u00eats conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 105 de la loi d\u2019accompagnement du code civil devant les juridictions administratives.<\/p>\n<p>9. Le requ\u00e9rant r\u00e9torque que la demande devant le comit\u00e9 de trois juges n\u2019est pas un recours effectif \u00e0 \u00e9puiser. Il ajoute que l\u2019administration ne se conformait pas \u00e0 l\u2019arr\u00eat no 2346\/2012 de la cour d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes sans raison valable.<\/p>\n<p>10. En ce qui concerne l\u2019argument du Gouvernement que ce grief est irrecevable ratione materiae, la Cour note que la proc\u00e9dure en cause porte sur la nomination d\u2019un autre candidat \u00e0 la place du requ\u00e9rant \u00e0 un poste du service public. En effet, la cour d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes a annul\u00e9, par son arr\u00eat no\u00a02346\/2012, la d\u00e9cision de l\u2019administration de ne pas nommer le requ\u00e9rant \u00e0 un poste du service public \u00e0 la place d\u2019un autre candidat, A.A., et a renvoy\u00e9 l\u2019affaire \u00e0 l\u2019administration (paragraphe 1 ci-dessus). Les juridictions internes ont ainsi d\u00e9j\u00e0 reconnu l\u2019existence d\u2019un droit ex\u00e9cutoire que l\u2019administration \u00e9tait t\u00e9nue \u00e0 respecter. Il s\u2019ensuit que l\u2019article 6 est applicable en l\u2019occurrence dans son volet civil (Frezadou c. Gr\u00e8ce, no 2683\/12, \u00a7\u00a7 21-30, 8\u00a0novembre 2018, et Regner c. R\u00e9publique tch\u00e8que [GC], no\u00a035289\/11, \u00a7\u00a0102, 19\u00a0septembre 2017). Il convient donc de rejeter l\u2019exception du Gouvernement.<\/p>\n<p>11. Quant \u00e0 la qualit\u00e9 de victime du requ\u00e9rant, la Cour rappelle qu\u2019\u00ab\u00a0une d\u00e9cision ou une mesure favorable au requ\u00e9rant ne suffit en principe \u00e0 lui retirer la qualit\u00e9 de\u00a0\u2019victime\u2019\u00a0que si les autorit\u00e9s nationales ont reconnu, explicitement ou en substance, puis r\u00e9par\u00e9 la violation de la Convention\u00a0\u00bb (Amuur c. France, arr\u00eat du 25 juin 1996, Recueil des arr\u00eats et d\u00e9cisions\u00a01996\u2013III, p. 846, \u00a7 36), ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Elle rejette donc l\u2019exception du Gouvernement \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>12. La Cour rappelle en outre qu\u2019apr\u00e8s la saisine par l\u2019int\u00e9ress\u00e9 du comit\u00e9 de trois juges, celui-ci ne peut que constater le refus de l\u2019administration de se conformer \u00e0 un arr\u00eat et lui imposer, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le versement d\u2019une indemnit\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9ress\u00e9 pour cette cause. Elle a d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019il n\u2019est pas suffisant de constater la non-ex\u00e9cution d\u2019un arr\u00eat et elle a rejet\u00e9 des exceptions pr\u00e9liminaires similaires (voir, \u00e0 titre d\u2019exemple, Kanellopoulos c.\u00a0Gr\u00e8ce, no 11325\/06, \u00a7\u00a7 17-21, 21 f\u00e9vrier 2008). Quant \u00e0 la possibilit\u00e9, pour le requ\u00e9rant, d\u2019introduire une action en dommages-int\u00e9r\u00eats conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 105 de la loi d\u2019accompagnement du code civil, la Cour note que cette voie de recours a un caract\u00e8re indemnitaire et n\u2019est pas de nature \u00e0 entra\u00eener avec certitude l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une d\u00e9cision de justice.<\/p>\n<p>13. La Cour rejette par cons\u00e9quent les exceptions du Gouvernement.<\/p>\n<p>14. Constatant que ce grief n\u2019est pas manifestement mal fond\u00e9 ni irrecevable pour un autre motif vis\u00e9 \u00e0 l\u2019article 35 de la Convention, la Cour le d\u00e9clare recevable.<\/p>\n<p>15. Le requ\u00e9rant soutient qu\u2019il y a eu en l\u2019esp\u00e8ce violation de l\u2019article\u00a06 de la Convention.<\/p>\n<p>16. Le Gouvernement soutient que l\u2019administration s\u2019est conform\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause, que le comit\u00e9 comp\u00e9tent a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 en temps utile apr\u00e8s la publication des arr\u00eats nos 1047\/2017 et 1048\/2017 du Conseil d\u2019\u00c9tat et qu\u2019un certain temps \u00e9tait n\u00e9cessaire afin de constater si le requ\u00e9rant remplissait les crit\u00e8res pour \u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 un poste. Il ajoute que le requ\u00e9rant n\u2019avait pas soumis de documents concernant son affaire devant ce comit\u00e9. Il plaide enfin que l\u2019administration \u00e9tait oblig\u00e9e d\u2019examiner si le requ\u00e9rant avait les qualifications n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>17. Les principes g\u00e9n\u00e9raux concernant l\u2019inex\u00e9cution ou l\u2019ex\u00e9cution tardive des arr\u00eats des juridictions internes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9s dans les arr\u00eats Bousiou c. Gr\u00e8ce, no 21455\/10, \u00a7\u00a7 33-35, 24 octobre 2013, et Vasiliadou c.\u00a0Gr\u00e8ce, no 32884\/09, \u00a7\u00a7 33-37, 6\u00a0avril 2017.<\/p>\n<p>18. La Cour note que l\u2019administration n\u2019a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019arr\u00eat no\u00a02346\/2012, publi\u00e9 le 30 novembre 2013 et pas susceptible de recours, que le 24 juillet 2017, soit trois ans et huit mois environ apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat en cause et que rien n\u2019explique ce retard. Il appara\u00eet donc que l\u2019administration a omis de se conformer dans un d\u00e9lai raisonnable \u00e0 l\u2019arr\u00eat en cause.<\/p>\n<p>19. Partant, il y a eu violation de l\u2019article 6 de la Convention.<\/p>\n<p><strong>II. SUR LES AUTRES VIOLATIONS ALL\u00c9GU\u00c9ES AU SUJET DESQUELLES IL EXISTE UNE JURISPRUDENCE BIEN \u00c9TABLIE<\/strong><\/p>\n<p>20. Le requ\u00e9rant a formul\u00e9 un grief tir\u00e9 de l\u2019article 13 de la Convention qui soul\u00e8ve lui aussi des questions sur le terrain de la Convention, selon la jurisprudence bien \u00e9tablie de la Cour. Constatant que ce grief n\u2019est pas manifestement mal fond\u00e9 au sens de l\u2019article 35 \u00a7 3 a) de la Convention et qu\u2019il ne se heurte \u00e0 aucun autre motif d\u2019irrecevabilit\u00e9, la Cour le d\u00e9clare recevable. Apr\u00e8s examen de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments en sa possession, elle conclut qu\u2019il fait \u00e9galement appara\u00eetre une violation de l\u2019article 13 de la Convention, eu \u00e9gard \u00e0 ses constats dans Kanellopoulos, pr\u00e9cit\u00e9, \u00a7\u00a033, et Panagiotis Gikas et Georgios Gikas c. Gr\u00e8ce, no 26914\/07, \u00a7 44, 2 avril 2009.<\/p>\n<p><strong>L\u2019APPLICATION DE L\u2019ARTICLE\u00a041 DE LA CONVENTION<\/strong><\/p>\n<p>21. Le requ\u00e9rant demande 30 000 euros (EUR) au titre du dommage moral qu\u2019il estime avoir subi.<\/p>\n<p>22. Le Gouvernement s\u2019oppose \u00e0 cette th\u00e8se.<\/p>\n<p>23. La Cour octroie au requ\u00e9rant 4 000 EUR pour dommage moral, plus tout montant pouvant \u00eatre d\u00fb sur cette somme \u00e0 titre d\u2019imp\u00f4t.<\/p>\n<p><strong>PAR CES MOTIFS, LA COUR, \u00c0 L\u2019UNANIMIT\u00c9,<\/strong><\/p>\n<p>1. D\u00e9clare la requ\u00eate recevable\u00a0;<\/p>\n<p>2. Dit qu\u2019il y a eu violation de l\u2019article 6 de la Convention\u00a0;<\/p>\n<p>3. Dit qu\u2019il y a eu violation de l\u2019article 13 de la Convention\u00a0;<\/p>\n<p>4. Dit,<\/p>\n<p>a) que l\u2019\u00c9tat d\u00e9fendeur doit verser au requ\u00e9rant, dans un d\u00e9lai de trois mois, 4\u00a0000 EUR (quatre mille euros), plus tout montant pouvant \u00eatre d\u00fb sur cette somme \u00e0 titre d\u2019imp\u00f4t, pour dommage moral\u00a0;<\/p>\n<p>b) qu\u2019\u00e0 compter de l\u2019expiration dudit d\u00e9lai et jusqu\u2019au versement, ce montant sera \u00e0 majorer d\u2019un int\u00e9r\u00eat simple \u00e0 un taux \u00e9gal \u00e0 celui de la facilit\u00e9 de pr\u00eat marginal de la Banque centrale europ\u00e9enne applicable pendant cette p\u00e9riode, augment\u00e9 de trois points de pourcentage\u00a0;<\/p>\n<p>5. Rejette le surplus de la demande de satisfaction \u00e9quitable.<\/p>\n<p>Fait en fran\u00e7ais, puis communiqu\u00e9 par \u00e9crit le 2 juin 2022, en application de l\u2019article\u00a077\u00a0\u00a7\u00a7\u00a02 et\u00a03 du r\u00e8glement.<\/p>\n<p>Liv Tigerstedt\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Krzysztof Wojtyczek<br \/>\nGreffi\u00e8re adjointe\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pr\u00e9sident<\/p>\n<div class=\"social-share-buttons\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1529\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a><a href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1529&text=AFFAIRE+MASTROGIANNIS+c.+GR%C3%88CE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+34151%2F13\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Twitter<\/a><a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/shareArticle?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1529&title=AFFAIRE+MASTROGIANNIS+c.+GR%C3%88CE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+34151%2F13\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">LinkedIn<\/a><a href=\"https:\/\/pinterest.com\/pin\/create\/button\/?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1529&description=AFFAIRE+MASTROGIANNIS+c.+GR%C3%88CE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+34151%2F13\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pinterest<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La requ\u00eate concerne l\u2019ex\u00e9cution tardive de l\u2019arr\u00eat no 2346\/2012 de la cour d\u2019appel d\u2019Ath\u00e8nes, publi\u00e9 le 30 novembre 2012. 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