{"id":1245,"date":"2022-02-02T07:55:55","date_gmt":"2022-02-02T07:55:55","guid":{"rendered":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1245"},"modified":"2022-02-02T07:55:55","modified_gmt":"2022-02-02T07:55:55","slug":"affaire-kuray-et-autres-c-turquie-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-53866-11","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1245","title":{"rendered":"AFFAIRE KURAY ET AUTRES c. TURQUIE (Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme) 53866\/11"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">DEUXI\u00c8ME SECTION<br \/>\n<strong>AFFAIRE KURAY ET AUTRES c. TURQUIE<\/strong><br \/>\n<em>(Requ\u00eate no 53866\/11)<\/em><br \/>\nARR\u00caT<br \/>\nSTRASBOURG<br \/>\n1er f\u00e9vrier 2022<\/p>\n<p><!--more-->Cet arr\u00eat est d\u00e9finitif. Il peut subir des retouches de forme.<\/p>\n<p><strong>En l\u2019affaire Kuray et autres c. Turquie,<\/strong><\/p>\n<p>La Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme (deuxi\u00e8me section), si\u00e9geant en un comit\u00e9 compos\u00e9 de\u00a0:<\/p>\n<p>Egidijus K\u016bris, pr\u00e9sident,<br \/>\nPauliine Koskelo,<br \/>\nGilberto Felici, juges,<br \/>\net de Hasan Bak\u0131rc\u0131, greffier adjoint de section,<\/p>\n<p>Vu la requ\u00eate (no\u00a053866\/11) contre la R\u00e9publique de Turquie et dont un ressortissant de cet \u00c9tat, M. Orhan Kuray, et deux ressortissants p\u00e9ruviens, M. Alexander (Aleksandros) Kargoti\u00e7 et Mme Tatiana Kargoti\u00e7 (Papadimitru) (\u00ab\u00a0les requ\u00e9rants\u00a0\u00bb), ont saisi la Cour le 18 juillet 2011 en vertu de l\u2019article 34 de la Convention de sauvegarde des droits de l\u2019homme et des libert\u00e9s fondamentales (\u00ab\u00a0la Convention\u00a0\u00bb),<\/p>\n<p>Vu la d\u00e9cision de porter \u00e0 la connaissance du gouvernement turc (\u00ab\u00a0le Gouvernement\u00a0\u00bb), repr\u00e9sent\u00e9 par M. Hac\u0131 Ali A\u00e7\u0131kg\u00fcl, directeur du service des droits de l\u2019homme aupr\u00e8s du ministre de la Justice de Turquie, co-agent de la Turquie aupr\u00e8s de la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme, les griefs concernant l\u2019article 1 du Protocole no 1 et de d\u00e9clarer irrecevable la requ\u00eate du r\u00f4le pour le surplus,<\/p>\n<p>les observations des parties,<\/p>\n<p>la d\u00e9cision par laquelle la Cour rejette l\u2019opposition du Gouvernement \u00e0 l\u2019examen de la requ\u00eate par un comit\u00e9,<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 en chambre du conseil le 11 janvier 2022,<\/p>\n<p>Rend l\u2019arr\u00eat que voici, adopt\u00e9 \u00e0 cette date\u00a0:<\/p>\n<p><strong>OBJET DE L\u2019AFFAIRE<\/strong><\/p>\n<p>1. La requ\u00eate porte sur des griefs similaires \u00e0 ceux examin\u00e9s par la Cour dans les arr\u00eats Apostolidi et autres c. Turquie (no 45628\/99, 27 mars 2007), et Nacaryan et Deryan c. Turquie (nos 19558\/02 et 27904\/02, 8 janvier 2008).<\/p>\n<p>2. Le bien litigieux se trouve \u00e0 Beyo\u011flu Istanbul situ\u00e9 sur la parcelle no 4 de l\u2019\u00eelot 471. Il appartenait \u00e0 Mari Freidan, de nationalit\u00e9 iranienne.<\/p>\n<p>3. Le 7 f\u00e9vrier 1956, Mari Freidan d\u00e9c\u00e9da. Zavin M\u0131d\u0131rg\u0131\u00e7, de nationalit\u00e9 iranienne, John Freidan, de nationalit\u00e9 belge, et Alice Tripo, de nationalit\u00e9 grecque, h\u00e9rit\u00e8rent de ce bien.<\/p>\n<p>4. Le 10 septembre 1957, John Freidan d\u00e9c\u00e9da. Suzanne Declareg, Zavin M\u0131d\u0131rg\u0131\u00e7 et Alice Tripo furent d\u00e9sign\u00e9s comme h\u00e9ritiers du bien en question.<\/p>\n<p>5. Le 29 f\u00e9vrier 1976, Zavin M\u0131d\u0131rg\u0131\u00e7 d\u00e9c\u00e9da. Alice Tripo h\u00e9rita alors du bien.<\/p>\n<p>6. Le 25 d\u00e9cembre 1987, Alice Tripo d\u00e9c\u00e9da.<\/p>\n<p>7. Le 25 mai 1988, le tribunal d\u2019instance d\u2019Istanbul d\u00e9livra \u00e0 Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7 des certificats d\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9.<\/p>\n<p>8. Le 11 octobre 1988, un tiers des parts du bien furent inscrits au registre foncier aux noms de Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7.<\/p>\n<p>9. Le 28 mars 1991, Orhan Kuray acheta \u00e0 Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7 les deux tiers des parts du bien. Cet achat fut inscrit au registre foncier.<\/p>\n<p>10. Le 26 avril 2001, le tribunal d\u2019instance d\u2019Istanbul annula les certificats d\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 de Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7 au motif que leur de cujus Alice Tripo ne pouvait pr\u00e9tendre \u00e0 la succession dans la mesure o\u00f9 la condition de r\u00e9ciprocit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas remplie entre la Turquie et la Gr\u00e8ce. Il ajouta que l\u2019h\u00e9ritage devait donc revenir \u00e0 l\u2019\u00c9tat. Ce jugement devint d\u00e9finitif le 1er mars 2002 avec l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation.<\/p>\n<p>11. Le 15 ao\u00fbt 2005, le Tr\u00e9sor public introduisit une action en annulation du titre de propri\u00e9t\u00e9 des requ\u00e9rants devant le tribunal de grande instance de Beyo\u011flu.<\/p>\n<p>12. Le tribunal rejeta cette action pour autant que cela concern\u00e2t Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7, en faisant r\u00e9f\u00e9rence au jugement d\u00e9finitif du 1er mars 2002, les int\u00e9resses n\u2019\u00e9tant plus propri\u00e9taires du bien en question.<\/p>\n<p>13. En revanche, le titre de propri\u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 Orhan Kuray fut annul\u00e9 au motif que le contrat de vente conclu sur le fondement des certificats d\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 qui n\u2019\u00e9taient pas valables entra\u00eenait la nullit\u00e9 de l\u2019acte juridique en cause. Le tribunal ajouta \u00e9galement que Orhan Kuray n\u2019\u00e9tait pas de bonne foi d\u00e8s lors que c\u2019est par l\u2019interm\u00e9diaire de son p\u00e8re avocat que la vente avait \u00e9t\u00e9 conclu alors que ce dernier devait savoir que les certificats d\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 de Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7 n\u2019\u00e9taient pas valides. En effet, selon le tribunal, leur de cujus Alice Tripo \u00e9tant de nationalit\u00e9 grecque, la condition de r\u00e9ciprocit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas remplie entre la Turquie et la Gr\u00e8ce en mati\u00e8re d\u2019acquisition de biens immeubles par voie de succession. Le tribunal ordonna d\u00e8s lors l\u2019inscription au registre foncier du bien litigieux au nom du Tr\u00e9sor.<\/p>\n<p>14. Ce jugement devint d\u00e9finitif le 27 d\u00e9cembre 2010 et notifi\u00e9 \u00e0 l\u2019avocat des requ\u00e9rants le 20 janvier 2011.<\/p>\n<p>15. Invoquant l\u2019article 1 du Protocole no 1, les requ\u00e9rants Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7 se plaignent de l\u2019impossibilit\u00e9 pour eux d\u2019h\u00e9riter du bien litigieux ayant appartenu \u00e0 leur de cujus. Le requ\u00e9rant Orhan Kuray se plaint quant \u00e0 lui d\u2019avoir perdu le bien qu\u2019il a achet\u00e9 en raison de l\u2019annulation du contrat de vente.<\/p>\n<p><strong>L\u2019APPR\u00c9CIATION DE LA COUR<\/strong><\/p>\n<p>I. SUR LA VIOLATION ALL\u00c9GU\u00c9E DE L\u2019ARTICLE 1 DU PROTOCOLE No 1<\/p>\n<p>16. En ce qui concerne la question du respect du d\u00e9lai de six mois, la Cour note que pour les requ\u00e9rants Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7, plus de six mois s\u00e9parent la date de la d\u00e9cision interne d\u00e9finitive les concernant, \u00e0 savoir l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 1er mars 2002 (paragraphe 10 ci\u2011dessus), de la date d\u2019introduction de la requ\u00eate. Il s\u2019ensuit que cette partie de la requ\u00eate est tardive et doit \u00eatre rejet\u00e9e pour non-respect du d\u00e9lai de six mois, en application de l\u2019article 35 \u00a7\u00a7 1 et 4 de la Convention.<\/p>\n<p>17. Concernant l\u2019exception d\u2019irrecevabilit\u00e9 tir\u00e9e de l\u2019obligation d\u2019\u00e9puiser les voies de recours internes soulev\u00e9e par le Gouvernement sur le fondement de l\u2019article 1007 du code civil, la Cour observe que le Gouvernement n\u2019a fourni aucun exemple de cas concret dans lequel une personne aurait exerc\u00e9 avec succ\u00e8s le recours cit\u00e9 dans une situation comparable \u00e0 celle du requ\u00e9rant. D\u00e8s lors, Orhan Kuray n\u2019\u00e9tait pas tenu de saisir les juridictions nationales d\u2019une telle action. En outre, les griefs du requ\u00e9rant ne sont pas manifestement mal fond\u00e9s au sens de l\u2019article\u00a035\u00a0\u00a7\u00a03\u00a0a) de la Convention et ils ne se heurtent par ailleurs \u00e0 aucun autre motif d\u2019irrecevabilit\u00e9\u00a0; la Cour les d\u00e9clare donc recevables.<\/p>\n<p>18. La Cour rappelle avoir d\u00e9j\u00e0 conclu, dans des affaires soulevant une question semblable \u00e0 celle du cas d\u2019esp\u00e8ce, \u00e0 la violation de l\u2019article\u00a01 du Protocole no\u00a01 au motif que l\u2019application de l\u2019article 35 de la loi relative au registre foncier, qui dispose que \u00ab\u00a0[l]es \u00e9trangers, personnes physiques, peuvent acc\u00e9der \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de biens immeubles situ\u00e9s sur le territoire turc, par voie d\u2019acquisition ou de succession, sous r\u00e9serve des restrictions pr\u00e9vues par les dispositions l\u00e9gislatives et \u00e0 condition qu\u2019il y ait r\u00e9ciprocit\u00e9\u00a0\u00bb, ne pouvait passer pour suffisamment pr\u00e9visible pour les requ\u00e9rants (Apostolidi et autres c.\u00a0Turquie, no 45628\/99, \u00a7\u00a7 71\u201178, 27 mars 2007, Nacaryan et\u00a0Deryan c.\u00a0Turquie, nos 19558\/02 et 27904\/02, \u00a7\u00a7\u00a045\u201160, 8\u00a0janvier 2008, Fokas c.\u00a0Turquie, no\u00a031206\/02, \u00a7\u00a7\u00a042-45, 29\u00a0septembre 2009, Yianopulu c.\u00a0Turquie, no\u00a012030\/03, \u00a7\u00a7\u00a040-50, 14\u00a0janvier 2014, et Ayano\u011flu c.\u00a0Turquie [comit\u00e9], no 36660\/10, \u00a7\u00a7 26-29, 17 d\u00e9cembre 2019).<\/p>\n<p>19. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 tous les \u00e9l\u00e9ments qui lui ont \u00e9t\u00e9 soumis, la Cour ne voit aucune raison de parvenir \u00e0 une conclusion diff\u00e9rente en l\u2019esp\u00e8ce. Elle observe que Orhan Kuray avait conclu un contrat de vente avec Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7 dont la validit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas sujette \u00e0 caution dans la mesure o\u00f9 celui-ci \u00e9tait fond\u00e9 sur un certificat d\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 valable. En effet, les vendeurs Alexander Kargoti\u00e7 et Tatiana Kargoti\u00e7, dont le lien de filiation avec leur de cujus avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli avec certitude (paragraphe 7 ci-dessus), pouvaient l\u00e9gitimement penser qu\u2019ils avaient satisfait \u00e0 toutes les exigences requises pour pouvoir h\u00e9riter du bien en question. Ils avaient d\u00e8s lors une \u00ab\u00a0esp\u00e9rance l\u00e9gitime\u00a0\u00bb, au sens de la jurisprudence de la Cour, de se voir reconna\u00eetre un droit de propri\u00e9t\u00e9 (Nacaryan et Deryan, pr\u00e9cit\u00e9, \u00a7\u00a056, Fokas, pr\u00e9cit\u00e9, \u00a7 34, et Yianopulu, pr\u00e9cit\u00e9, \u00a7\u00a047) et donc de vendre le bien en tant que propri\u00e9taires \u00e0 leur gr\u00e9.<\/p>\n<p>20. L\u2019application en l\u2019esp\u00e8ce de l\u2019article 35 de la loi relative au registre foncier ne pouvant passer pour suffisamment pr\u00e9visible pour Orhan Kuray et la pr\u00e9tendue mauvaise foi de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 n\u2019ayant pas d\u00e8s lors \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e, la Cour estime que l\u2019atteinte litigieuse est incompatible avec le principe de l\u00e9galit\u00e9 et qu\u2019elle est donc contraire \u00e0 l\u2019article 1 du Protocole\u00a0no\u00a01.<\/p>\n<p>21. Partant, il y a eu violation de cette disposition.<\/p>\n<p>II. L\u2019APPLICATION DE L\u2019ARTICLE\u00a041 DE LA CONVENTION<\/p>\n<p>22. Le requ\u00e9rant demande la restitution des deux tiers de la propri\u00e9t\u00e9 litigieuse\u00a0; \u00e0 d\u00e9faut, il sollicite 500\u00a0000 euros (EUR) au titre du dommage mat\u00e9riel. Il r\u00e9clame \u00e9galement 100\u00a0000 EUR pour le dommage moral subi par lui.<\/p>\n<p>23. Le Gouvernement conteste cette pr\u00e9tention.<\/p>\n<p>24. La Cour observe que l\u2019\u00e9valuation du pr\u00e9judice subi par le requ\u00e9rant est complexe et qu\u2019elle ne dispose pas de tous les outils qui lui permettraient raisonnablement de r\u00e9gler cette question. En cons\u00e9quence, elle renvoie la question de la r\u00e9paration du dommage \u00e0 la commission d\u2019indemnisation (Kaynar\u00a0et autres c.\u00a0Turquie, nos\u00a021104\/06 et 2 autres, \u00a7 24, 7\u00a0mai 2019).<\/p>\n<p>25. D\u00e8s lors, il y a lieu de rayer du r\u00f4le la partie de l\u2019affaire relative \u00e0 la question de l\u2019application de l\u2019article 41 de la Convention.<\/p>\n<p><strong>PAR CES MOTIFS, LA COUR, \u00c0 L\u2019UNANIMIT\u00c9,<\/strong><\/p>\n<p>1. D\u00e9clare les griefs du requ\u00e9rant Orhan Kuray recevables et le surplus de la requ\u00eate irrecevable\u00a0;<\/p>\n<p>2. Dit qu\u2019il y a eu violation de l\u2019article 1 du Protocole no 1 \u00e0 la Convention\u00a0;<\/p>\n<p>3. D\u00e9cide de rayer du r\u00f4le la partie de l\u2019affaire relative \u00e0 la question de l\u2019application de l\u2019article 41 de la Convention.<\/p>\n<p>Fait en fran\u00e7ais, puis communiqu\u00e9 par \u00e9crit le 1er f\u00e9vrier 2022, en application de l\u2019article\u00a077\u00a0\u00a7\u00a7\u00a02 et\u00a03 du r\u00e8glement.<\/p>\n<p>Hasan Bak\u0131rc\u0131 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Egidijus K\u016bris<br \/>\nGreffier adjoint \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Pr\u00e9sident<\/p>\n<p>________<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>annexe<\/strong><\/p>\n<p>Liste des requ\u00e9rants<\/p>\n<table width=\"67%\">\n<thead>\n<tr>\n<td width=\"11%\"><strong>N<sup>o<\/sup><\/strong><\/td>\n<td width=\"88%\"><strong>Pr\u00e9nom NOM<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"11%\">1.<\/td>\n<td width=\"88%\">Orhan KURAY<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"11%\">2.<\/td>\n<td width=\"88%\">Tatiana KARGOT\u0130\u00c7 PAPAD\u0130M\u0130TRU<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"11%\">3.<\/td>\n<td width=\"88%\">Alexander KARGOT\u0130\u00c7 TR\u0130POS<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<div class=\"social-share-buttons\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/sharer\/sharer.php?u=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1245\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Facebook<\/a><a href=\"https:\/\/twitter.com\/intent\/tweet?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1245&text=AFFAIRE+KURAY+ET+AUTRES+c.+TURQUIE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+53866%2F11\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Twitter<\/a><a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/shareArticle?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1245&title=AFFAIRE+KURAY+ET+AUTRES+c.+TURQUIE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+53866%2F11\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">LinkedIn<\/a><a href=\"https:\/\/pinterest.com\/pin\/create\/button\/?url=https:\/\/loisdumonde.com\/?p=1245&description=AFFAIRE+KURAY+ET+AUTRES+c.+TURQUIE+%28Cour+europ%C3%A9enne+des+droits+de+l%E2%80%99homme%29+53866%2F11\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pinterest<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DEUXI\u00c8ME SECTION AFFAIRE KURAY ET AUTRES c. 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